by Google (for the moment)
NEW - NOUVEAU Le Livre web de la Nouvelle-Zélande (1ère version) Le Livre web de l' Islande (1ère version) CHILI - ATACAMA desert d'aventure Cliquer sur l'image ci-dessous pour afficher le diaporama
Projets photographiques en cours: - Nouvelle-Zélande : L'automne austral est en ligne Suivez le Lien: 
et toujours: Expositions de tirages originaux gélatino-bromure d'argent (50x60 cm et supérieurs) 
| -La France Sauvage (voir les régions dans le menu) 
NOUVEAU: Vente de Cartes Postales (1€) et Posters 32x45cm (5€) -contact: 06 61 14 16 57 Islande : Expositions de tirages 40x60cm, 50x70cm et 60x80cm A VENDRE DVD video de l'exposition Islande Nature Extrême - 10€ 
|
Photographies réalisées au moyen d'une chambre photographique 4x5" (10x12,5cm) Linhoff ou 8x10" (20x25 cm) Plaubel ainsi qu'au reflex numérique 24x36 Canon Si chacun s’accorde à dire qu’au commencement était le verbe, j’aime à penser qu’un peu plus tôt, au tout début, le point de départ était le minéral, s’en suivi l’eau puis la végétation. Si mon travail cherche à trouver, ou retrouver l’origine, l’étymologie de notre histoire, de notre condition, de nos chemins, j’en n’aime pas moins me perdre, me fondre dans l’écoulement intemporel de la vie. Selon moi, l’eau est la meilleure représentation de la vie. Douce et agressive à la fois, on la recueille dans un récipient, on s’en protège quand la tempête fait rage. Tour à tour solide, liquide ou vaporeuse, elle nous nourrit. Au fur et à mesure qu’elle avance, inlassablement elle creuse son chemin. Le temps qui passe n’a aucune emprise sur elle, mieux, elle s’en sert pour parvenir à ses fins. Avec une grande patience, elle ne perd jamais. L’homme a toujours cherché à l’apprivoiser, la dominer mais l’eau est sauvage, elle « dicte » sa loi, elle impose sa volonté : nous détruire ou nous nourrir… Si j’aime présenter l’eau sous tous ses aspects c’est pour montrer que le temps nous est d’une grande importance dans notre condition. D’ailleurs j’affectionne particulièrement les résultats obtenus à la suite d’une pose longue de la prise de vue car alors, la pellicule capte des phénomènes invisibles à notre regard, invisibles à notre perception, invisibles à notre condition d’être humain. Si je dis que le temps est essentiel à notre condition, c’est parce que j’entends autour de moi l’inquiétude permanente sur la considération du manque de temps, sur le fait qu’il faut toujours aller plus vite, toujours arriver avant les autres. Mais le but final n’est-il pas au moins d’arriver ? Le concept de la compétition a perverti l’idée que le temps joue en notre faveur. La course contre le temps n’amène qu’un seul concept : le court-terme. Ce qui est paradoxal c’est que pour vivre heureux aujourd’hui il faut le préparer longtemps à l’avance. Et pour vivre heureux après demain, après nous, il faut se préparer aujourd’hui, telle la goutte qui s’écoule dans le lit de ces aïeuls qui lui ont préparé le passage. Même si j’ai toujours envie d’en faire plus, même si j’ai toujours besoin d’être actif, j’aime surtout prendre le temps de l’admiration, le temps de la contemplation. Ces moments de sérénité, de plénitude sont pour moi le moyen d’accéder au bonheur, à la joie de vivre dans l’apaisement. Pour répondre aux questions que je me pose, je suis obligé de prendre le temps d’analyser, décortiquer ma perception, d’étudier les réactions, étudier les comportements. Né au bord de l’eau en Provence, j’ai toujours été captivé par la nature, la force des éléments quand le mistral démonte la mer notamment. Curieux de la vie, j’ai fait des études d’ingénieur du son afin de pouvoir enregistrer des ensembles musicaux. Très vite je me suis tourné vers l’étude du phénomène de la perception auditive puis visuelle (qui est très similaire). Comment notre cerveau interprète t’il les signaux qu’il reçoit ? J’ai toujours eu beaucoup d’affinité avec les paysages, la nature sauvage. Très rapidement, j’ai tâché d’analyser les images de « maîtres » comme Ansel ADAMS, Edward WESTON, Clyde BUTCHER ou Michael KENNA. Car au-delà des techniques c’est le pourquoi qui m’intéresse. Pourquoi faire de la photo ? Pourquoi montrer des images ? Pourquoi vouloir montrer la nature ? Comment ? Quoi montrer ? Quelles émotions ai-je envie de transmettre ? Toutes ces questions auxquelles je tente de répondre à ma façon, selon mon ressenti, mon vécu. J’aime la vie, j’aime la partager. J’aime montrer la vie au travers de la nature, de la végétation, ses formes et ses textures avec une prédilection pour l’élément « eau » car je le considère comme étant le plus complet. L’eau est à la fois douce et brutale, rien ne lui résiste et pourtant on ne peut pas la tenir entre ses mains. On ne peut pas vivre sans elle. Toujours en quête de pureté dans les paysages du monde, j’aime tenter de remonter vers l’originel. Nous vivons dans un monde animé où les évènements défilent de plus en plus vite. Par mes images, je souhaite faire prendre conscience de l'importance de la nature dans notre environnement. Le rêve et la contemplation me paraissent d'une importance cruciale dans notre vie. Il est urgent de se rendre compte de la beauté de la nature qui nous entoure. Photographier la nature en Noir&Blanc permet de mieux admirer les formes et les textures. Loin d'une pollution colorée, notre regard est captivé par la finesse du modelé et plonge dans l'image, le rêve nous est permis. Photographier la nature en Couleur permet d'en faire ressortir l'équilibre et l'harmonie. L'image nous saute au visage tel un feu d'artifice. C'est l'assemblage des couleurs et le reflet d'une certaine réalité qui attire notre intérêt. Le fait de travailler à la chambre photographique permet de garder une excellente définition sur des tirages géants. Pierre-André
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
|